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LES VIES QU’ON MÈNE

Photo du rédacteur: Eric PoulheEric Poulhe

CITÉ INTERNATIONALE DES ARTS, PARIS

1er mars 2022 – 19 mai 2022

Missionnés par le Forum Vies Mobiles, think tank sur la mobilité du futur, 16 photographes du collectif Tendance Floue et un photographe de l’agence Magnum Photos ont parcouru les quatre coins du territoire français et posé leurs regards singuliers (étonnés, empathiques, distants...) sur ses habitants.

Résultat de ce décryptage acéré du quotidien où la mobilité est omniprésente, l’exposition « Les vies qu’on mène » présente à la Cité internationale des arts plus de 400 photographies qui offrent une incursion sensible dans la vie des jeunes, des familles et des vieux habitants de notre pays, des pauvres, des citadins, des personnes isolées, des riches et des ruraux, été comme hiver, de jour et de nuit, avant et pendant la crise sanitaire.

Les photographies présentées proposent au visiteur une immersion dans des modes de vie extrêmement variés tout en lui donnant l’occasion d’une réflexion sur son propre quotidien. Autant de questions de rythme, de pugnacité, de maîtrise, de plaisir, d’abandon, de conquête, de compositions quotidiennes.

Trois soirées de nocturne seront organisées par le Forum Vies Mobiles et la Cité internationale des arts pour permettre au public de visiter l’exposition jusqu’à 21h et d’assister à une série de conférences et de performances les 10 mars, 7 avril et 5 mai.


Agathe Lefoulon, Forum Vies Mobiles

Rose Durr et Clémentine Semeria, Tendance Floue

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥


La Cité internationale des arts l’exposition « Les vies qu’on mène » de 16 photographes qui ont parcouru le territoire français et posé leurs regards singuliers (étonnés, empathiques, distants…) sur le quotidien de ses habitants. Le format des 400 photographies exposées est très varié, en noir et blanc ou couleur, en numérique ou en argentique.

Le parcours de l’exposition s’articule autour de quatre thématiques : s’adapter et se réinventer, un nouveau départ, prendre soin, suivre sa passion.

Être mobile, c’est adapter ses modes de vie à ses souhaits et aux contraintes en composant avec l’espace et la géographie ainsi que les moyens à disposition. On ne se déplace pas de la même manière à Paris ou à Sète, dans la montagne ou sur la côte de l’île de la Réunion, dans une vallée délaissée des Vosges ou dans une zone frontalière du Luxembourg.

Un nouveau départ est souvent consécutif d’imprévus, d’événements ou de projets qui viennent bouleverser le cours de la vie. Après une longue migration, des réfugiés se retrouvent contraints à l’immobilité dans un centre d’hébergement d’urgence suspendus à l’instruction de leur demande d’asile. Jade et Quentin, 22 et 23 ans, vivent désormais ensemble à la campagne et partagent les loisirs des activités de plein-air. Après des années d’activité professionnelle très active, Félicité et Jean-François vivent leur retraite en colocation au pied des Cévennes. Étudiante en lettres à, Cécile est toujours en mouvement, entre l’université de Lyon, son emploi dans une boulangerie à la Croix-Rousse et ses sorties avec ses amis.

Se déplacer, c’est aussi relier les gens entre eux. Pendant la pandémie de la Covid-19, si certains étaient réduits au confinement, d’autres, en première ligne, avait la nécessité de continuer à se déplacer : Jean-Pierre Marquis gérant d’une station essence à Varades, Kathleen Chambord adjointe de voirie pour Nantes Métropole, Maria Agatha et Miriam, femmes de ménage à Paris, ou le docteur Guillaume, médecin de campagne à Ploërmel.

Dépaysement ou simple plaisir de se mettre en mouvement, se déplacer c’est aussi partir à la découverte de nouveaux espaces, à la mer ou la campagne, à la ville ou à la campagne. En feuilletant les albums photos de famille, Alain est retombé sur les clichés de son père Alain, qui sillonnait la France et l’Allemagne de l’Est au volant de Citroën. Aide-soignante de formation, Alina parcourt les routes du Puy-de-Dôme au volant de sa camionnette, pour vendre des produits locaux et bio sans emballage. Camionneuse comme son père, à 22 ans, Amélie assure les trajets sur l’axe le plus fréquenté de la région Occitanie, entre Arles et l’Espagne. Saisonnier Frank vit pour la glisse en tenant une école de surf et une boutique de location sur la plage à Hendaye


E.P.


 
 
 

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EXPO PHOTO

© 2017 Eric Poulhe Photographie

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