STANLEY GREENE / ÉDOUARD ELIAS ▪ VIES À VIF
- Eric Poulhe
- 6 oct. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 juin 2023
POLKA GALERIE, PARIS
16 septembre 2022 – 29 octobre 2022

La galerie Polka est heureuse de présenter « Vies à vif », une exposition qui réunit les photographies de Stanley Greene et Edouard Elias du 16 septembre au 29 octobre. Deux générations de photographes qui partageaient le même engagement : témoigner de l’histoire en marche.
Le premier, mondialement reconnu, est devenu une légende du photojournalisme. Le second a débuté sa carrière à 21 ans, en couvrant la guerre civile en Syrie. Pour rendre hommage à Stanley Greene, cinq ans après sa disparition, Polka a choisi de mettre en regard ses travaux, son approche et sa personnalité avec ceux d’Edouard Elias. A eux deux, ils ont couvert près d’un demi-siècle de crises et de conflits.
L’exposition « Vies à vif » a été conçue comme un dialogue visuel, les images de l’un faisant face aux clichés de l’autre. Tous les tirages noir et blanc présentés ont été réalisés par les photographes eux-mêmes. Un soin apporté au grain des images qui lient les deux hommes. Cette exposition solidaire et accessible à tous est organisée au profit de l’association Enfance et Cancer que Jaguar soutient depuis 2014.
Polka Galerie
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Commentaire ♥♥♥♥♥
Pour rendre hommage à Stanley Greene, cinq ans après sa disparition à Clichy, victime d’un cancer, la galerie Polka présente « Vies à vif », une exposition en miroir du célèbre photographe de guerre américain avec le Français Édouard Elias. Deux reporters, deux générations, un demi-siècle de crises et de conflits couverts par l’image.
Ils n’ont jamais travaillé ensemble, et pourtant, malgré leur différence d’âge et d’expérience, l’un et l’autre ont une même affinité. Ils avaient en commun l’engagement, l’envie d’être témoins de l’histoire en marche.
Stanley arborait un look de rock star avec toute la panoplie du rebelle : des bagues en argent, dont une ornée d’une tête de mort, plusieurs tatouages, et une balle portée en pendentif. Junkie pendant sa période punk dans les années 1970, à San Francisco, il a trouvé son salut dans la photo.
Le look d’Édouard Elias est plus classique, plus sage. Malgré l’épreuve de sa détention en Syrie, du 6 juin 2013 au 20 avril 2014, Edouard a gardé son visage doux et lumineux. Passionné de deux-roues, il aurait pu devenir pilote professionnel, mais la photographie lui a offert un autre destin.
L’exposition propose, par l’image, un véritable dialogue entre les deux photographes sur différentes zones d’affrontements, la Tchétchénie, l’Irak, la Syrie ou le Dombass. Les clichés, majoritairement en noir et blanc, montrent, que la guerre est un éternel recommencement et que les premières victimes sont toujours les populations civiles. Le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine n’en est qu’une cruelle illustration.
E.P.
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